3 août 2016

Lucie Benoit

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Lucie est écologue de formation, spécialisée en écologie végétale.

Elle s’est très tôt intéressée à l’usage des plantes sauvages, notamment les plantes alimentaires, dans une optique d’autonomie, mais aussi comme moyen de comprendre les relations que les hommes entretiennent avec le monde qui les entoure.

Elle s’est notamment formée auprès de François Couplan et a participé à la fondation de son école, le Collège Pratique d’Ethnobotanique, où elle a donné des cours et ateliers durant cinq ans.

En parallèle, elle a mené des enquêtes ethnobotaniques en France, en Russie et au Togo.

Ses activités de cueillettes professionnelles l’ont aussi menée à réaliser durant quelques mois de la transformation-vente de plantes sauvages (pestos, barres de céréales, etc.).

Elle s’investit dans des revues de vulgarisation naturaliste, en tant que conseillère et relectrice scientifique : Les Cahiers pratiques et sauvages de Aventure au Coin du Bois (du collectif l’Aventure au Coin du Bois) et la nouvelle revue Orne Nature (de l’association AFFO). Elle réalise également des travaux de relecture de livres et de thèse.

Engagée dans la reconnaissance et la diffusion des savoirs sur les usages des plantes, elle fait partie du collectif normand PAM PAM, un collectif de producteurs-cueilleurs artisans militants de plantes alimentaires et médicinales.

Elle co-organise également des évènements, telle que la fête des plantes du collectif PAM PAM ou le colloque Plantes et Savoirs : dialogue des 5 continents, en partenariat avec l’association Plante et Planète.

Elle anime des formations sur les usages des plantes et la botanique.

Ces aspects réflexifs, techniques et commerciaux forment un triptyque permettant à ses activités de se compléter. Elles se concrétisent via une entreprise, Les Délices d’Artémis – en veille depuis quelques mois, une association, L’Être Végétal et un nouveau projet de recherche depuis le début de l’année 2017.

Sous la forme d’une thèse, le projet est d’étudier les comportements de cueillette chez des chasseurs-cueilleurs du nord du Congo Brazzaville, les Mbendjele. Cette recherche est conduite au sein de l’Institut Max Planck d’anthropologie de l’évolution de Leipzig, en Allemagne et avec l’université d’Amsterdam au Pays-Bas. Plus de nouvelles dans les mois à venir !